Arrivee à Lago Agrio et découverte de la ville

Publié le par Clo et Pierre

Après quelques jours un peu plus touristiques, le parcours de découverte des initiatives équatoriennes se poursuit. La deuxième association que nous avons rencontrée se situe aux alentours de Tena, dans une communauté Kichwa. Le projet s’appelle « cabanas Nanambiiki », c’est  une initiative privée de tourisme solidaire mise en place par César, natif de cette communauté.

 

Dans le monde Indigène les populations ont énormément souffert du racisme des Métis (ou Colon) à leur égard. Les Indigènes ont toujours été considérés comme des personnes sans compétences et incapables d’avoir accès à des responsabilités. En 2001, face à ce constat, César a proposé à sa communauté de monter ensemble un projet de tourisme communautaire. L’objectif étant de devenir autonome et de prouver leur capacité à gérer une telle initiative. L’idée n’a pas été retenue par le village, personne n’à souhaiter y prendre part. C’est ainsi que César a construit ce projet de tourisme alternatif seul, soutenu pendant quelques temps par des membres de sa famille. Puis il a commencé à chercher des aides financières pour développer petit à petit son action. Un prêt lui a était accordée par une fondation de microcrédit afin d’acheter le matériel nécessaire au confort minimum des touristes (matelas, couverts…).


 

A travers le tourisme alternatif, l’objectif est de sensibiliser les touristes et la population locale à l’environnement qui les entoure, ses richesses et ses enjeux. Le projet vise à permettre la conservation des traditions et de la nature. Les responsables du projet travaillent avec les guides de la communauté pour faire découvrir l’environnement de la forêt primaire, la richesse de la faune et de la flore, la culture Kichwa, le quotidien des gens.


Les traditions et la culture se perdent petit à petit. L’exode rural et l’influence de la culture occidentale amènent les jeunes à tourner le dos à leurs racines et à leurs savoirs traditionnels : utilisation de plantes médicinales, connaissances de la faune et la flore de la forêt, artisanat, ect...

Face à ce constat, les cabanas Nanambiiki tentent de mettre en place des projets : fabrication de sirops et pommades à base de plantes, cours d’artisanat, conception d’un livre par les enfants de la communauté.

 



Voici un petit aperçu du programme de notre séjour: marche dans la forêt primaire, pêche dans la rivière avec le barbasco (liane qui endort les poissons), dégustations de fourmis et de criquets, découpe de cœur de palmier, ballade en pirogue, 
visite d’un parc animalier de protections d’animaux issu de trafics, découverte de l’artisanat local en balsa ou en céramique, initiation cuisine locale et entre autre à la préparation des « Maitos » (aliments enveloppés dans une feuille de palmier qui peuvent ensuite être cuits sur le feu ou manger crus), boire de la chicha de yuca (boisson traditionnelle), découvrir la culture chamanique, recherche d’or, fabrication de chocolat …



Suite à notre passage dans l’association, nous allons réaliser une bande annonce de présentation du projet qui servira à faire de la promotion.

 

Tarentula qui se ballade sur les feuilles proches des cabanes.
Un phasme qui se cache dans les branches

De retour sur Tena, nous avons pris le bus pour Lago Agrio. Après un long trajet, nous sommes arrivés dans cette ville située à 20km de la frontière Colombienne. Les entreprises pétrolières Nord Américaines exploitent depuis 40 ans les ressources naturelles de cette région. Suite à la mise en place du premier puit de pétrole, un grand nombre de Métis a immigré dans cette ville pour trouver du travail. Malheureusement pour eux, la durée des contrats se limite à la construction des infrastructures et à la perforation du puit. Lorsque le fonctionnement est autonome très peu de personnes gardent leur emploi. Les gens se déplacent alors vers une autre zone d’exploitation. Ce qui rend leur situation économique très dure.

 

Nous allons passer une dizaine de jours avec Pierre RIOUFFRAIT qui nous accueille dans la maison où il vit avec deux laïcs. Nous pourrons prendre conscience de l’impact de l’exploitation du pétrole en Equateur.

 

Publié dans Voyage

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article