Micros-entreprises d'Ahuana

Ahuana est une association française loi 1901 qui soutient les projets de développements socio-économiques des communautés Indigènes de la paroisse de Calpi, depuis leur origine jusqu’à leur fonctionnement en autonomie. Cette paroisse regroupe 17 communautés, toutes Quichua, qui par leur volonté ont vu la création de projets se complétant entre eux, afin de former ensemble un tissu socio-économique plus fort : Ahuana, ou « tisser » en quichua.

Ces projets se caractérisent d’une part par la volonté de valoriser et de conserver la culture indigène : réimplantation des lamas, reforestation avec des arbres natifs, culture et consommation de la quinoa... D’autre part ils visent à améliorer le niveau de vie des Indigènes, par la mise en place de projets qui permettent l’augmentation des revenus, ainsi que par la réalisation de programmes concernant l’amélioration de l’hygiène, de la santé, de l’éducation et de l’environnement.

Enfin, Ahuana est aussi une marque d’économie solidaire et un gage de qualité de ses produits distribués en Equateur.

Palacio Real

Les familles de la communauté vivent de l’agriculture et l’élevage mais les ressources que procuraient les récoltes sont désormais insuffisantes. Suite à la réintroduction en 2004 de lamas et alpagas dans la vallée les femmes ont cherché des moyens d’utiliser les qualités du camélidé : viande, laine, capacité de transport. Après réflexions dans la communauté, les personnes concernées ont décidées de mettre en place différents projets.

 

-          Restaurant « Sumak Kawsay » - (« bonne vie » en Quichua)  ouverture : 4 mai 2006

Dans ce restaurant on prépare des plats à base de viande de lamas sous formes de lasagnes ou de fritadas. Deux groupes de femmes travaillent par binôme. Elles s’occupent du fonctionnement c'est-à-dire de la cuisine, du service et de l’entretien des locaux. En moyenne, 20 personnes viennent manger chaque semaine. Ce sont des touristes ou des gens de la communauté. Les lamas utilisés pour la restauration, sont achetés auprès des gens du village lors des réunions des groupes de femmes. Elles décident ensemble de la date d’exécutions et de bêtes à tuer.

 

-          Filature et artisanat

Dans la filature on transforme la fibre de laine de lamas et d’alpagas. La fibre permet aux femmes de l’organisation « Nuevo Milenio » de confectionner de l’artisanat de différentes tailles, couleurs et modèles.  Ceux-ci sont vendus sur les marchés ou directement dans la communauté.


 

 

-          Le musée du Lamas (en cours de réaménagement)

C’est une exposition sur la vie des camélidés. On y explique l’origine des espèces en fonction des pays (lama, alpaga, vigogne …) et l’évolution physique de l’animal dans le temps pour s’adapter aux conditions de vie. Certains panneaux décrivent les légendes et les croyances Incas. Le lama est un animal sacré pour ces populations

Dans la communauté le lama est utilisé pour :

-          ses poils pour réaliser des vêtements

-          sa viande, ses pates, ses tripes pour la consommation du restaurant

-          sa graisse pour fabriquer des pommades de soins

-          son cuir pour faire des pantalons



Gaushi

-          Micro entreprise de Charcuterie– « Embutidos de Santa Lucia »

La micro entreprise fonctionne cinq jours par semaine. Les animaux (porcs et lamas) sont tués sur place et la viande est ensuite transformée en fonction des commandes des clients (Jamon serrano, lomo embuchado, chorizo curado, salchichon, mortadela especial, salchicha especial).

Cinq personnes travaillent dans la micro entreprise.  Ce sont les sœurs de Calpi qui ont formé le personnel. Elles ont enseigné les techniques de production, de conservation et les protocoles d’hygiène selon les méthodes utilisées en Espagne.

 

 

 Asunción

-          Atelier de couture

Il y a huit mois, les femmes de la communauté d’Asunción ont décidés de mettre en place un projet d’atelier de couture dans le village. Ces mères de famille ont beaucoup de difficultés pour descendre travailler à la ville avec leurs enfants. De plus, les emplois qu’elles trouvent sont mal payés même si elles font beaucoup d’heure. L’objectif : rester travailler dans la communauté. Elles produisent toute sorte de vêtement : uniforme scolaire, tailleur pour femme, survêtement, polaire…



 

San Francisco de Cunuguachay

Plusieurs projets ont été élaborés à l’initiative de Quilla Pacari, comme la maison du tourisme qui comprend notamment une dimension d’échange interculturel et la fabrique de confitures.

 

-          Marmelades

Partant du constat que la carotte est produite localement de façon abondante, et qu’elle est vendue à faible prix sur les marchés locaux, la fabrique de confiture a fait le pari d’apporter de la valeur ajoutée à cette racine riche en propriétés nutritionnelles. Chaque confiture contient ainsi une importante quantité de carotte, lui apportant une saveur originale et améliorant les qualités santé des fruits déjà présents. Carotte-goyave, carotte-orange, carotte-fruit de la passion, Carotte-prune, carotte-mûre, carotte-fraise, Carotte-vanille

 

-          Casa de turismo

La maison a été construite par le groupe de femme de Quilla Pacari pour accueillir les touristes qui veulent découvrir la communauté. Certaines salles sont réservées pour que les gens du village puissent se réunir et prendre des décisions concernant les projets.

 

La merced de Guiltus

-          Queseria (fromagerie)

La fromagerie fonctionne tous les jours avec le lait acheté aux gens de la communauté. Elle produit deux types de fromages: le fromage frais et la mozzarella, entre 60 et 100 fromages par jour.

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